mercredi 2 octobre 2019

Voyage 2019 - 2 ème chapitre : Nos projets


Notre voyage 2019 n’était en début d’année, pas vraiment programmé.
Mais au mois de mars, mes collègues de travail se sont mobilisés en organisant un grand repas de solidarité. 
 



Les bonnes nouvelles se sont enchainées, et au mois d’avril, nous avons appris que nous allions percevoir une partie du bénéfice d’une grande fête de l’œuf organisée dans notre village. 
 



Motivés par la perspective du voyage solidaire qui se dessinait, nous avons organisé une cagnotte en ligne pour augmenter notre enveloppe de quelques dons privés.

Ces 3 actions nous ont permis de collecter 2 300€. 
Nous avons donc contacté notre amie Huong  pour qu'elle puisse nous aider à monter un projet sur la base de ce budget.

Huong est la responsable du marché francophone de l’agence de voyage GP Travel basée à Hanoi, agence créée par son frère Thuy.

 
Huong et Thuy

  


Huong, c'est la force tranquille.
 
Quels que soient les obstacles que nous rencontrons lors de la mise en place de nos projets, Huong continue toujours à avancer avec intelligence et avec une immense bienveillance. 

Nous avons beaucoup de chance de l'avoir à nos côtés. 

 
Huong


Au mois de mai, nous avons étudié les différentes régions dans lesquelles nous pourrions mener nos projets et ce sont les écoliers de Mu Cang Chai au nord ouest du Vietnam que nous avons décidé d'aider.

Début juillet, nous avons tracé notre circuit et repéré les maisons d’hôtes où nous pourrions nous arrêter. 




Trois mois avant notre arrivée, Huong est entrée en contact avec les autorités de Mu Cang Chai.
Chaque appel passé lui a permis de récupérer les coordonnées d’un nouvel interlocuteur susceptible de l'aider. Elle a ainsi patiemment tissé, le précieux réseau relationnel nous permettant d'avancer.  

Le projet ne s'est pas monté aussi vite que je l'avais imaginé et je dois vous avouer que 12 jours avant notre départ, je n’avais pas la moindre idée des actions que nous allions mener.

Au fil des années, le Vietnam m’a appris à patienter, à accepter ce que je ne peux pas changer.
C’est donc avec confiance et sérénité que j’ai attendu les bonnes nouvelles tant espérées.

Et le 23 août, le temps s’est soudain accéléré.
Dans les montagnes de Mu Cang Chai, une école maternelle n’avait pas accès à l’eau et les institutrices rêvaient d’une citerne de 2000 litres et d’un pied en métal pour la poser. 
Il fallait également 700 m de tuyaux de bonne qualité pour qu'ils puissent être enterrés.
Huong avait également obtenu le nom de familles en grande difficulté et des adresses d’écoles que nous pourrions parrainer.
Le nombre de jours avant notre arrivée au Vietnam étant comptés et le décalage horaire rendant la communication compliquée, c’est très tôt le matin pour moi et très tard le soir pour Huong que nous avons méthodiquement avancé.

Nous avons fait réaliser des devis pour l’achat de la citerne et de tout l’équipement demandé, d’autres pour étudier la possibilité d’offrir des couvertures et des ustensiles de cuisine aux familles en difficulté, d’autres encore pour équiper les enfants en bottes et blousons pour la rentrée.

Tous ces projets n’entrant pas dans notre budget, nous avons essayé de négocier avec les autorités locales pour qu’elles puissent prendre en charge le financement du pied de la citerne afin que nous puissions récupérer cet argent pour aider des familles défavorisées. 
A Mu Cang Chai personne ne pouvait financer ce pied.

Alors il a fallu trancher et le 29 août, soit 5 jours avant notre départ, nous avons finalement décidé de financer la citerne, le pied et les tuyaux tant espérés, d’offrir des bottes et des blousons à 190 jeunes écoliers et de collecter dans notre entourage 20 Kg de vêtements pour les offrir aux familles que nous souhaitions aider.

La piste menant à l’école étant totalement impraticable les jours de pluie, les autorités locales nous ont demandé s’ils pouvaient monter la citerne sans notre présence si une météo favorable se présentait.
Nous avons accepté et espéré que la pluie s’arrête de tomber, ne serait ce qu’une seule journée, avant le jour de notre arrivée...